Focus historique sur l'intéressement (2000-2005)

Les dernières statistiques disponibles sont celles de 2005.

Si le montant distribué est à la hausse tant au niveau collectif qu’à titre individuel, on peut noter que le montant de l’intéressement rapporté en pourcentage par rapport à la masse salariale stagne.

Evolution de l’intéressement 2000 2001 2002 2003 2004 2005
montant brut distribué (millions €) 3 799 4 445 4 637 4 991 5 342 5 856
nombre de bénéficiaires (milliers) 3 283 3 720 3 753 3 871 3 880 4 183
montant moyen versé (en €) 1 157 1 195 1 236 1 289 1 377 1 400
% de la masse salariale 4,3 % 4,3 % 4,5 % 4,5 % 4,6 % 4,6 %

Source : DARES « L’épargne salariale en 2005 » – n° 44.1, novembre 2007.

Accord d'intéressement suivant l'effectif de l'entreprise

Il n’y a pas d’informations statistiques disponibles avant 2003 car les la répartition n’était pas faite sur les mêmes critères.

Nombre de salariés année 1 à 9 10 à 49 50 à 99 100 à 249 250 à 499 500 à 999 + de 1000 ensemble
pourcentage de bénéficiaires 2003* 2% 9% 21% 37% 43% 51% 72% 33,2%
pourcentage de bénéficiaires 2004 3 % 9 % 21 % 35 % 49 % 55 % 72 % 33,7%
pourcentage de bénéficiaires 2005 2% 9% 24% 38% 50% 56% 72% 33,8%

Source : DARES (enquête ACEMO-PIPA 2005 et 2006)

Avis du guide des salaires

Comme pour la participation et le PEE, les grandes entreprises offrent le plus souvent, à leurs salariés, un système d’intéressement.

De ce fait, l’intéressement joue comme un amplificateur des disparités de revenus puisque ce sont déjà ces mêmes grandes entreprises qui augmentent plus leurs salariés (en nombre et en %) et offrent les meilleures protections sociales.

Accord d'intéressement suivant l'activité de l'entreprise

Activité Pourcentage de bénéficiaires
2003 2004 2005
Energie 91,4 94,4 91,9
Industrie automobile 84,0 82,9 83,0
Activités financières 74,2 72,8 75,1
Industries de biens d’équipement 47,6 47,6 45,7
Industries de biens intermédiaires 46,3 47,5 48,8
Industries de biens de consommation 37,5 39,3 39,0
Industries agricoles et alimentaires 36,4 38,5 37,8
Services aux entreprises 41,2 36,0 36,7
Commerce 30,6 32,1 32,4
Transports 31,8 30,6 30,1
Construction 12,6 13,2 12,1
Services aux particuliers 10,0 10,2 10,8
Education, santé, action sociale, associations 6,5 9,2  8,4
Activités immobilières 18,1 non connu 31,0
Ensemble 33,2 33,7  33,8

Source : DARES (enquêtes ACEMO-PIPA 2004, 2005 et 2006)

En 2005, les activités qui ont vu leur pourcentage de bénéficiaires évoluer à la hausse sont les suivantes :

  • industrie automobile ;
  • activités financières ;
  • industrie de biens intermédiaires ;
  • services aux entreprises ;
  • commerce ;
  • services aux particuliers ;
  • activités immobilières (forte évolution par rapport à 2003, dernier chiffre connu).

Avis du guide des salaires

L’intéressement est bien implanté dans l’industrie automobile, les banques et assurances qui comptent beaucoup de grandes entreprises et dont les salariés bénéficient déjà de la participation.

En revanche, dans le domaine de l’énergie, du fait des structures des entreprises, la participation touche moins de 32 % de la population alors que l’intéressement culmine à près de 92 % des salariés de ce secteur.

Comparaison entre participation et intéressement par secteur d'activité

Activités Pourcentage de bénéficiaires selon le dispositif d’épargne salariale
Participation Intéressement
Energie 31,9 91,9
Industrie automobile 82,6 83,0
Activités financières 75,8 75,1
Industries de biens d’équipement 63,6 45,7
Industries de biens intermédiaires 63,0 48,8
Industries de biens de consommation 59,0 39,0
Industries agricoles et alimentaires 53,5 37,8
Services aux entreprises 43,9 36,7
Commerce 45,1 32,4
Transports 39,5 30,1
Construction 27,9 12,1
Services aux particuliers 17,5 10,8
Education, santé, action sociale, associations 11,6 8,4
Activités immobilières 17,3 31,0
Ensemble 42,8 33,8

Source : Enquête DARES « L’épargne salariale en 2005 » n° 44.1, novembre 2007.

N.B. : Nous vous indiquons en gars, le dispositif d’épargne salariale qui concerne le plus de salariés par secteur d’activité.

Avis du guide des salaires

Un intéressement a du sens s’il permet d’être « rentabilisé » par une amélioration sensible de la performance des salariés. Il doit donc être vécu comme un challenge, ce qui implique une réflexion sur les critères à mettre en place et une communication soutenue, tout au long de l’année, sur le niveau des indicateurs retenus. La hiérarchie doit être parfaitement formée à la maîtrise du système et également bien informée de l’évolution des indicateurs afin de pouvoir relayer l’information.

Auteur

D. Lamuré, consultant RH, cabinet FPC.