Principe
Le PEE doit prévoir une aide de l’entreprise pour pouvoir bénéficier des exonérations sociales et fiscales. Cette aide peut se limiter à la prise en charge des frais d’administration et de gestion des comptes, l’abondement n’est pas obligatoire.
Les sommes provenant de la participation peuvent faire l’objet d’un abondement.
Modalités
L’abondement, s’il existe, peut être modulé (circulaire interministérielle du 14 septembre 2005) :
- en fonction de l’origine des sommes (intéressement, versements volontaires) ;
- en fonction de l’affectation des sommes (titres de l’entreprise, fonds solidaires, fonds socialement responsables, fonds éthiques, etc.) ;
- en fonction de l’application de règles à caractère général, non liés à la personne du salarié, et qui ne peuvent pas avoir pour conséquence de rendre l’abondement croissant avec la rémunération de ce dernier (art. L3332-12 du Code du travail).
Avis du guide des salaires
Si l’abondement ne peut favoriser les salariés bénéficiant des plus hauts salaires, il peut favoriser, en revanche, les salariés les plus modestes.
Par exemple : l’abondement pourrait être de 75 % sur un placement de 160 € par an et, par tranches successives, descendre à 10 % sur un placement de 2 300 € par an.
Limite de l'abondement
L’abondement est limité à 8 % du plafond de la Sécurité sociale par salarié sans pouvoir excéder le triple des versements du salarié.
Bon à savoir
La limite de l’abondement est majorée de 80 % lorsque le salarié acquiert des titres de l’entreprise ou des actions émises par une société du groupe.
Textes applicables
- Code du travail : articles L3333-2 et suivants ; art. L3332-12.
- Code de la Sécurité sociale : art. L245-15.
- Loi n° 2003-775 du 21 août 2003 (art. 112).
- Loi n° 2004-626 du 30 juin 2004
- Loi n° 2006-1770 du 30 décembre 2006.
- Circulaire interministérielle du 14 septembre 2005 (JO du 1er novembre 2005).
Auteur
Cabinet Gest’RH – https://www.gest-rh.fr